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« Parallax » de Anders Gjennestad

10 mai - 8 juin

Parallax de Anders Gjennestad

Après sa participation récente au festival NUART en Ecosse où il a peint plusieurs œuvres dans les rues d’Aberdeen, Anders Gjennestad (alias Strøk) revient en France à la galerie Mathgoth pour un solo show intitulé « Parallax ».

Le peintre norvégien se distingue par ses ouvrages d’une extrême finesse mettant en scène des personnages souvent en déséquilibre et/ou en lévitation. Appliquant la peinture uniquement sur des supports bruts d’après ses propres photographies, il n’utilise ses pochoirs que trois fois avant de les détruire.

Le choix du titre a trait à notre vision des choses qui nous entourent : en optique, et notamment lorsqu’on prend une photo, la parallaxe désigne le décalage entre l’axe de prise de vue de l’objectif et l’axe du viseur. La distance observée n’est pas seulement subjective puisqu’un même objet ou sujet existant hors de la portée de notre regard peut être considéré selon des points de vue différents. Mais c’est surtout la perception proprement subjective qui intéresse l’artiste. Anders Gjennestad travaille avec le souci constant de représenter des mondes parallèles pouvant être interprétés par l’œil et le cerveau de diverses manières. Même si l’évolution globale de l’œuvre du pochoiriste est notable dans le focus de plus en plus accru qu’il opère sur le monde depuis ses débuts, ses personnages demeurent les mêmes, à dessin. Leurs caractéristiques s’inscrivent en effet dans une démarche bien précise.

Les protagonistes de Gjennestad sont des citadins en jogging qui ne font rien d’autre de particulier que d’être là, en orbite, vus de haut ou à peine posés sur une surface plane – horizontale ou verticale. On ne distingue pas leurs traits, de sorte que tout un chacun peut se projeter et s’identifier dans les peintures. Dans le cadre de « Parallax », les œuvres sont déclinés sur une quinzaine de supports de bois et d’acier de tailles diverses récupérés et retravaillés à la bombe aérosol. Les silhouettes, seules ou en binômes, évoluent sur les textures, déployant tous les éléments typiques des pochoirs de l’artiste : ombres portées, tenues décontractées, palette limitée (noir, blanc, gris). Pas de costume ou d’attaché-case, les figures sont libres dans leurs mouvements, flottant dans leurs amples vêtements de sport aussi bien que dans l’air qui parait les porter comme des poids plume.

Ce sont les ombres, toujours, qui interpellent l’observateur car elles défient non seulement les lois de l’optique mais aussi celles de la perspective, créant ainsi un vertige pluridimensionnel : si on s’amuse à suivre la trajectoire de la lumière, les ombres sont là où elles ne devraient pas l’être. D’où là encore le terme de parallaxe : au premier regard tout semble dans l’ordre au sein d’une réalité figée dans le temps, mais en fait rien n’est vraiment à sa place. L’artiste nous propose d’appréhender une sorte de mise en scène d’une physique quantique revisitée. Si des univers distincts se juxtaposent dans un même espace, les peintures questionnent sans cesse les notions de gravité et du temps qui fuit – dans le fond ou la forme, avec par exemple des matières comme la rouille ou le papier déchiré, qui parlent de l’usure et du caractère éphémère de la vie. Une poétique purement visuelle se dégage de ces visuels élaborés, qui seront visibles à la galerie Mathgoth à partir du 10 mai et jusqu’au 8 juin 2019.

Détails

Début :
10 mai
Fin :
8 juin
Catégories d’Évènement:
,
Étiquettes Évènement :
, ,

Organisateur

GALERIE MATHGOTH

Lieu

GALERIE MATHGOTH
34, rue Hélène Brion
Paris, 75013 France
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